« Réponse aux urgences : Le BNGRC et ses partenaires, réactions instantanées »
23 janvier 2009
Le BNGRC et ses partenaires ne tardent pas à réagir face aux situations d’urgences. Dès que possible, tous les partenaires se mobilisent pour entamer les évaluations rapides. Jeudi, tôt le matin, les représentants de certaines entités intervenant dans les situations d’urgence, à savoir USAID, CRS et CARE, accompagné du Secrétaire Exécutif du BNGRC se sont envolés pour la Région Menabe, point d’entrée du cyclone FANELE afin d’analyser l’ampleur des dégâts causés par ce cyclone à son point d’impact. Avec une vitesse de vents de l’ordre de 180km/h et des rafales de 210km/h, FANELE a laissé des dégâts relativement importants (40 à 80% de cases détruites) dans une zone limitée d’environ 100 à 120 Km au Sud de Morondava. Il y a deux types de dégâts : les dégâts du vent et les dégâts des eaux avec un maximum à Belo sur mer de 80 à 85% des maisons fortement endommagées ou détruites. Le cyclone entraîne avec lui des rafales et des précipitations, en conséquence, les dégâts sont dans la majorité des cas liés aux vents et la pluie. Le village de Manometimay (au Sud de Morondava) en est doublement touché. Le service des Travaux Publics a effectué le dégagement des troncs d’arbres et des débris sur la route reliant Morondava à Mahabo. La JIRAMA Morondava a rétabli l’eau dans la matinée du vendredi et les techniciens sont en train de rétablir également l’électricité. Actions à entreprendre CARE et CRS vont déployer des moyens importants pour aider le gouvernement et la population à se relever. CRS interviendra sur tout Morondava, tandis que CARE s’occupera de la zone rurale située entre Morondava et Belo sur mer. Les activités de réponse seront principalement axées sur la distribution de bâches en plastique, remplaçant temporairement les toitures en « satrana » (matériaux locaux) étant donné que leur réhabilitation est à l’heure actuelle pratiquement impossible. D’autre part, dans le cadre des aides de première urgence, ces intervenants procèderont à des opérations de VCT (Vivres contre Travail), principalement à partir du village de Manometimay et le long de la côte vers le Sud jusqu’à Belo sur mer. Ce système de VCT ciblera les pêcheurs habitant les petits villages côtiers afin que ces derniers puissent rapidement remettre à la mer leurs boutres échoués et endommagés par l’eau. Les paysans dont les champs sont inondés bénéficieront de la distribution de semences pour pouvoir relancer au plus tôt l’agriculture. Les principaux besoins de la population dans cette zone, mise à part la reconstruction de leurs cases, concernent surtout les vivres : riz, poids du Cap, manioc, maïs. En parallèle à ces aides de premières urgences, des enquêtes approfondies sur la situation existante dans ces localités vont commencer incessamment.
Contact :
Dia Styvanley - 034 01 225 99 – Dia.bngrc@gmail.com
RAKOTOBE Katia - 33 05 094 40 – katia@care.mg
Mialy RANDRIAMAMPIANINA - 034 17 480 34 – mialy.r@care.mg

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